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HEURES DE SOIR


I


Les fleurs du bel accueil, au long de la muraille
Ne nous attendent plus quand nous rentrons chez nous
Et nos étangs soyeux dont l’eau plane s’éraille
Ne se prolongent plus sous les cieux bleus et doux.


Tous les oiseaux ont fui nos plaines monotones
Et les pâles brouillards flottent sur les marais ;
Ô ces deux cris : automne, hiver ! hiver, automne !
Entends-tu le bois mort qui choit dans la forêt ?


Notre jardin n’est plus l’époux de la lumière
Où l’on voyait les phlox vers leur gloire surgir
Nos violents glaïeuls se courbent vers la terre
Et longuement vont s’y coucher, pour y mourir.