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306 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

chambre. Un jour un jeune vitrier vient remplacer un carreau cassé. Le cœur de Marie bat comme il n'avait jamais fait... puis il s'arrête presque. L'ouvrier est parti sans la remarquer même.

Et c'est maintenant la fin des belles années de Marie. " Jusqu'ici elle avait vécu en battant des mains, comme une enfant au théâtre". Mais aujourd'hui l'infirme a trente ans. Le froid l'engourdit ; l'amertume la gagne, et déjà " la nuit tombe sur elle comme un filet à mailles grises ".

J. S.

LA MÈRE ET L'ENFANT. {Bibliothèque artistique et littéraire, La Plume, 1900).

Nous ne reviendrons pas sur ce petit livre, l'un des plus exquis, mais des plus malaisés à résumer parce qu'il est, plus que tous les autres, dépouillé d'affabulation. Nous ne saurions rien ajouter à ce qu'en ont dit, en leurs articles, Michel Arnauld et M me de Noailles.

�� ��BUBU DE MONTPARNASSE. (Edition de la Revue Blanche, 1901).

Boulevard Sébastopol, un soir plein de plaisir, le simple et bas plaisir des rues : ceux qui le cherchent et celles qui le donnent. Minutie des traits particuliers comme piqués dans une atmosphère louche et clinquante. Le plaisir, thème de l'ouvrage, est symphoniquement posé.

Le provincial Pierre Hardy se promène. Il porte avec lui, tout dépaysé, le passé de sa vie : calme familial de pro- vince ; nécessité d'un gagne pain — ici, un petit emploi de dessinateur qu'il remplit bien ; — la chambre qu'il occupe rue de l'Arbre Sec, au cinquième ; enfin, l'amitié d'un cama- rade de bureau, Louis Buisson, son refuge unique.

" Mais il y a des soirs où l'amitié ne suffit pas. " Et la rue force Pierre Hardy à comprendre " que toute la joie d'une

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