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258 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

moi, où je serai ici dans une maison morte, où j’aurai le sentiment le plus affreux, celui que tout est parti de ma vie

IX

A M. George Valois

Taris, le 1 juin, 1908 Mon cher Valois,

C’est avec le plus grand intérêt que j’ai lu votre brochure, c’est avec un intérêt chaque jour plus grand que je prends connaissance des idées que vous représentez. Et peut-être bien que nous ne sommes pas loin de nous entendre. Je n’aime ni les juifs ni les politiciens, et le régime républicain me semble avoir fait banqueroute. Mais j’ai bien peur de l’entourage d’un roi, je me demande si ce sont vos amis et vous qui auront voix à son conseil. Je me demande si le roi ne sera pas préoccupé surtout d’être le roi et de se grandir et de se fortifier lui-même à nos dépens, un peu comme le font les financiers cosmopolites. Je me demande s’il s’associera aussi parfaitement que vous le croyez à la grandeur nationale et si, comme nous en avons vu l’exemple en Portugal, il ne sera pas roi contre nous.

En tout cas, les moeurs publiques ne pourront pas être plus basses qu’elles le sont aujourd’hui,

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