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notes 549

temps après la disparition de ses inventeurs. — Enfin, pour ne pas fournir d'arguments à la défense des pasticheurs con- temporains, n'oublions pas qu'il y a une nuance entre l'emploi persistant d'un style démodé ou l'usage érudit de formules hors d'usage depuis des générations.

Signalons à ceux qu'intéresse la psychologie anglaise la notice que, dans ses Silhouettes d'Outre-Manche, M. Jacques Bardoux consacre à Holman Hunt. Mieux encore que les théories de Ruskin, celles de ce vertueux fanatique qui s'avisa de peindre, révèlent de quelle gangue morale l'art anglais dut se libérer et les paradoxes d'un Wilde prennent en regard de cette outrance un rôle de contre-poids et une sorte de sage opportunité. J. S.

COMMENT ELLES PRENNENT LA CRITIQUE.

Nous empruntons aux Marges la note ci-dessous qu'y publie la jeune poétesse visée par l'article de notre collabora- teur André Ruyters, paru dans notre n" de mai sous le titre Féminisme :

" J'ai lu dans la Nouvelle Revue Française, une note dont le rédacteur me prend grossièrement à partie. Ce monsieur signe A. R., et parcourant la couverture de la revue en question, j'ai trouvé le nom d'un André Ruyters, qui doit être bien célèbre dans le Congo ou dans le Brabant, puisqu'il me reproche de ne pas être très connue. Mais serait-il lui aussi un littérateur improvisé ? Les qui, que, quels, les qui, qui, qui, les que, que, que, dont son style est farci, ne font supposer qu'il ait appris à écrire. Comme ma cuisinière quand elle veut bien parler, il tient à fourrer partout des subjonctifs " Si immodérément qu'elles en usassent, la lyre ne satisfait plus leur ambition ". Pourquoi usassent, Seigneur !

Mais s'il ne sait pas écrire, l'emberlificoté A. R. peut se flatter aussi de ne pas savoir lire : je n'ai jamais dit que le I> Mardrus fût l'auteur des poèmes qu'on trouve dans sa traduction des contes arabes, — mais exactement le contraire."

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