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notes 537

Pour y chercher de nouveaux dieux, Et l'angoissante et merveilleuse joie Et l'espérance audacieuse

D'être un jour à travers la mort même la proie De ces affres silencieuses.

��Mais je ne sais de ces litanies passionnées à la gloire d'un amour tout quotidien, si je ne préfère pas les dernières. Elles chantent, après les Heures claires, les Heures d'après-midi. C'est la même puissance de sympathie. Mais on y sent un apaisement noble et grave et on y goûte plus de maîtrise. Lisez encore :

C'était en juin dans le jardin C'était notre heure et notre jour Et nos yeux regardaient avec un tel amour

Les choses Qu'il nous semblait que doucement s'ouvraient Et nous voyaient et nous aimaient Les roses.

Lisez enfin :

Avec mon sens, avec mon cœur et mon cerveau Avec mon être entier tendu comme un flambeau

Vers ta bonté et vers ta charité Sans cesse inassouvies

Je t'aime, et te louange et je te remercie

D'être venue un jour si simplement

Par les chemins du dévouement. Prendre en tes mains bienfaisantes ma vie.

C'est une admirable oasis d'amour parmi le tumulte du monde, que ce livre dans l'œuvre d'Emile Verhaeren. Il ne s'explique pas, il se lit ou, se cite. Excusez-moi de n'avoir guère fait que citer ! Explique-t-on une belle âme ?

H. G.

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