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ÉPIGRAMMES ROMAINES 329

Vers lequel fléchira ton illusoire airain.

Vers ma joie ou vers son chagrin ? Non, non, ne juge point ; notre amour veut attendre

Que ma poussière et que sa cendre Eludent dispersés dans le ')>ent et dans l'eau

La sentence de ton fléau.

��VII

��Nous a")) ons fait flotter des roses dans la vasque Et le jet, quand le vent les y pousse, soudain S'assourdit et Pon croit entendre le jardin Pleurer au gré des fleurs Voguant sur Peau fantasque.

��VIII

Non, viens, que cherches-tu par ces louches ruelles ? Pour calmer ton désir, je sais de peu cruelles Belles lèy>res. Arrête, entends-moi ! Se peut-il Qu'à r Amour, tendre enfant complaisant et subtil. Tu préfères le Dieu qui nu-pieds et farouche Rôde dans les quartiers solitaires, la bouche lujurieuse et qui frénétique soudain Frappe d' égarement un misérable humain. Fuis ! un étrange feu dans ta prunelle éclate ! Ecoute-moi ! — Fais quil m'écoute, Hécate ! Hécate !

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