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426 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

LETTRE DE M. HENRI CLOUARD en réponse a M.André Gidesur : NATIONALISME ET LITTÉRATURE.

Désireux de travailler non à la division mais à l'entente, nous publions volontiers cette lettre de M. Henri Clouard à M. André Gide, en réponse aux articles parus dans les deux derniers N°^ de cette revue. Nous ne saurions souhaiter de conclusion plus heureuse à cette querelle très courtoise de parties d'une égale bonne foi.

Cher Monsieur,

Dans vos deux plus récents articles sur " Nationalisme et littérature ", vous avez eu en vue le jeune groupe des Guêpes. Faisant partie de ce groupe, je me trouve visé par vos criti- tiques ; au reste, c'est tout spécialement à mon ami Jean-Marc Bernard et à moi-même que vous vous adressiez. Or vous avez partagé entre nous tous ce qui n'était le bien que d'un seul, M. Bernard ; et vous vous êtes ainsi laissé entraîner à m'attri- buer des thèses qui ne furent jamais les miennes. Comme je crois avoir un grand intérêt moral à paraître devant vos lecteurs avec mon visage vrai, je vous demande de vouloir bien accueil- lir ma rectification dans le prochain numéro de la Nouvelle Revue Française.

Je ne pense pas qu'il y ait le moindre ridicule à se citer soi-même lorsque la discussion y doit gagner de ne point s'échapper selon la tangente. Voici donc quelques textes, le moins possible :

"L'idée de discipline et de mesure n'enferme-t-elle pas celle de forces à dompter ?"

" Notre cerveau — français — a pour double fonction de fixer la ligne pure des choses et d'organiser des synthèses, afin de toujours rester maître du monde et de ne pas redouter l'accroissement sans fin de la matière vivante. "

•'Armé de la raison helléno-latine, l'homme peut s'ouvrir à l'univers. " (Phalange)

Ayant parlé encore des " marches du classicisme français, des frontières françaises de l'inexploré et de l'indéfini " (Phalange), ayant essayé de montrer la nouveauté incompa-

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