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NOTES 423

caturale, et il n'eût pas commis cette inconvenante romance biographique où la chanson de la bohémienne accompagne en refrain la vie du malheureux philosophe... — Mais c'est noirceur que de reprocher à Daniel Halévy les facéties de M. Deschamps. L'habitude devrait avoir émoussé l'irritation...

J. S.

��AUTEURS, ACTEURS, SPECTATEURS ^ar Tristan Ber- nard. (Ed. Pierre Lafitte).

Isolés ces articles n'étaient que charmants et justes ; réunis en volume, il surpassent en pessimisme tout ce qu'on a écrit sur les choses de théâtre. Douche plus glacée ne saurait mettre à répreuve les convictions de jeunes auteurs qui placent leur foi dans l'art dramatique et qui s'imagineraient qu'il est des pièces bonnes, d'autres mauvaises, des routes dangereuses et des sentiers sûrs. Non, dans ce pays de sables mouvants, il n'y a que mirages, incertitude, terreurs paniques, caprices des vents et de la fortune. On périt sous les dunes au moment où l'on croit toucher au but. Royaume du trac et de la pusillani- mité, où personne n'est sûr de rien, où auteurs, directeurs, acteurs passent de la confiance la plus folle à l'épouvante la moins raisonnée, mendiant des avis n'importe où, jusqu'auprès des ouvreuses et des machinistes. M. Tristan Bernard sait bien qu'il est quelque part d'immuables chefs-d'œuvre ; mais la gent théâtrale les hait, et si on la laissait faire ils auraient bientôt disparu comme les temples ensevelis de l'Egypte. — Trouverons-nous un antidote à ce sauvage humour dans la pensée que M. Tristan Bernard n'est pas encore découragé d'écrire des comédies ?

J.S.

LA BIGOTE par Jules Renard (Odéon).

A ses dépens, M. Jules Renard aura appris qu'on ne laisse

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