Page:NRF 1909 10.djvu/48

Cette page n’a pas encore été corrigée


2 8o LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

motifs pour qu'il s'arrête, pour que nous le sui- vions à travers les thèses, les antithèses, les paren- thèses, les syncrèses, les catachrèses, où il s'égare tout à l'aise pour atteindre à sa synthèse. Nous le laisserons devant le pont Mirabeau :

Ville au long de ce fleuve de ces admirables quais^ bilatéraux^ longitudinaires^ profilés; insulaires^ dans les deux (ou trois) îles ; ces quais des boites de livres ; et sur ce fleuve de tous ces ponts de tous les âges, et, suivant leur âge, de tous les styles et de toutes les factures, tous pour ainsi dire également beaux, tous presque également parisiens, excepté toutefois ce pont Alexandre III, encore très beau, mais, comme pont métallique, beaucoup moins beau que le pont Mirabeau, la rime l'indique, la rime le demande, la rime le veut; et ça pourrait même se chanter ; d'une ligne beaucoup moins pure ; beaucoup plus juillet et août par conséquent; les lourdeurs de Fêté ; et donc infiniment moins septem- bral; infiniment moins ambré, moins fin, înoins pur ; dessiné beaucoup moins sec, beaucoup moins jeté, d'une rive à l'autre, beaucoup moins lancé, beaucoup moins posé, comme avec la main ; beaucoup moins fin, beau- coup moins trait; d'une indication beaucoup moins prompte, d'un lancé beaucoup moins sûr et moins ferme ; d'un jeté beaucoup moins fin, d'un dessin (faut-il dire d'un dessein, et ce n'est pas un calembour, c'est le même mot), l'autre d'un dessin beaucoup plus délibéré, d'une intention beaucoup plus jetée, d'une délibération beaucoup plus arrêtée, beaucoup plus simple, beaucoup

�� �