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Ô tout l'espace que je vois ! où l'Océan lourd bouge ; et le rivage infini, dont les sables blondoient.


Ô la solennité, en ce jour si beau,
du spectacle profond que fait la terre de si haut !

Et toutes ces montagnes harmonieusement, dont les grandes formes me sont ensemble proposées ! Ah je les contemple...
et cette procession de leurs sommets dans l'éloignement,
et la ligne, que les cimes de l'horizon glissent parmi les buées.


Ô Lumière, qu'autour de moi j'admire ! les yeux au niveau des étendues d'en-haut.

Et j'écoute :


Le silence des airs, superposé à la rumeur abîmée de la mer.



La marée montante,
et que reçoit ici un golfe spacieux. Oh ! de cette plage
ouverte aux épanchements du large, je regarde
le flot qui, sur l'arène avec lenteur couchant ses ondes, — quelles amples foulées ! —
avance, suivi par la mer nombreusement.

Et voici que l'Océan a fini de monter ; d'une