Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée


95-2 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

��*

  • Ht

��CHRONIQUES PARISIENNES, ENNUIS NON

RIMES, par Jules Laforgue (La Connaissance).

Ce premier volume Je nouveaux inédits complétera heu- reusement celui qui, au Mercure, forme le troisième volume des Œuvres de Laforgue. Rien de ce qu'a pu produire un esprit aussi rare ne doit nous être indifférent, et si les petites chroniques ici recueillies n'ont pas grande importance, elles rappellent cependant, comme des doigts distraits sur un piano, quelques thèmes des Poésies et des Moralités. On ferait un volume pareil, et plus charmant encore, avec les chroniques de Mallarmé oubliées dans le National, la Der- nière Mode et quelques journaux. Mallarmé et Laforgue se relient pareillement à la chronique de Banville. Genre aujour- d'hui perdu, et tué sous la mitraille des grains de bon sens. Mais pourquoi M. André Malraux, qui a recueilli ces textes, ne nous dit-il pas, en une page, d'où ilssont tiréset à quelles occasions' ils furent écrits ? Je suis peut-être un barbare, mais ces détails m'intéressent plus que ceux qui concernent sur la première et la dernière feuilles, le nom de TimpriiTicur, la quantité du tirage et la nuance du papier.

A. THIBAUDET.

��POÉSIES, par Isidore Ditcasse {comte de Lautréamont^, avec préface de Philippe Soupault (Au Sans Pareil).

Le numéro 3 du Spectateur reprocliait au romantisme d£ livrer le monde aux rêves ; la Direction annonçait pour le numéro 4 la réponse d'un romantique, que l'on ne décou- vrit pas. Hugo, le mot ne lui allait guère. Lamartine un peu plus tard écrivit à Stendhal pour lui demander un renseigne-

�� �