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SAINT MARTIN 849

Ecoute, peuple, que je sais obscurément dans mon cœur que j'ai fait et qui ne cessera plus jamais d'exister,

Comment ferais-tu pour mourir quand tu sais qu'on t'a mis pour toujours la vie même à ta portée ?

Ah ! qu'est-ce que ça fait ! Que le vent souffle tant qu'il voudra de la mer ! ni les grandes pluies écrasantes, ni le vent,

Ne suffiront désormais à éteindre ces églises, et ces chaires, et ces couvents.

Grandes et petites, qui brillent parmi ta forêt (et cette grosse veine de la Loire toute luisante sous les feuilles), comrrie des vaisseaux d'or et comme des lampes d'argent !

Tout ce que j'avais à faire pour toi était de te mon- trer le Père une fois pour toutes qui suffit.

Le tourment et le malheur sublime à ton tour, tu le sauras, d'avoir en soi ce qui est capable de donner la vie !

Et si c'est vivant ou non, ce que ton cœur a conçu, j'ai placé près de toi des peuples qui te l'apprendront.

Soit que tout de suite et sans plus attendre tu te jettes sur eux dans le transport de ton idée toute neuve et de ta jeunesse.

Soit que, le silence étant devenu trop long et la nuit à la fin sur la terre trop épaisse,

Ce soit eux qui une fois et deux fois et trois fois vien- nent dans toi frapper et te requérir :

La mort est venue pour toi, ô France, si tu ne nous fournis plus le moyen de ne pas mourir ! »

��Et la guerre en effet que nous attendions chaque printemps, la guerre une dernière fois est venue.

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