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842 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

O France, rappelle-toi, en ces jours où je commen- çais avec toi, quand cette dure carapace sur le monde de main d'homme.

Nations sur nations imbriquées, l'impôt, et les longues chaussées de ciment à travers tout, et la loi de Rome,

Par étoiles et par larges morceaux se mit à partir, et tous ces Allemands qui passent par les portes débarrées.

Et le grand temple qui donne de la bande sur la gauche

à cause de la source au-dessous qui s'est déclarée,

Mais aussitôt, ce qui est plus fort que les ténèbres, c'est la foi !

Plus fort que tout un monde, tant pis pour lui ! qui •s'écroule, c'était ce sentiment invincible de la joie !

Qu'est-ce qu'on peut faire à Martin, maintenant qu'il a tout donné ?

Son cheval à ce compagnon d'armes qu'il aimait, son -vêtement à Jésus qui le lui a demandé.

A la place du rude poil militaire voici la chape et le pallium.

Le général et le préfet sont par terre et à leur place voici le Père qui commence entre les hommes.

Tel que jadis j'ai vu Monseigneur Favier à Pékin et tous ces grands Jésuites de Chinkiang et de /ikaweï.

Cest bien lui, avec sa rude barbe mêlée de gris, et ce teint rouge, et ces cheveux gris tout bouclés qui lui retombent sur les oreilles.

Et cet air colère et bon, et ce sourire, et ces yeux un peu proéminents.

Ces pommettes de vigneron et ce front de Jupiter tonnant.

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