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VIE DE GUILLAUME APOLLINAIRE 687

laume et ses amis au fils de l'auteur d'En r venant de la revue. Détail qui nous ramènerait aux bars de la gare Saint-Lazare, au Criterion, à la clinique du D' R..., hospitalisant la Revue hnmoraliste en des locaux bénis ; au Vésinet, à Chatou ; tout cela qui vaudrait une longue chronique. Nous avions comploté d'écrire un roman moderne sur la vie des bords de la Seine — la Vie chatouillarde, disait Guillaume qui, sous le prétexte gamin d'effacer jusqu'au souvenir de Maupassant, eût réalisé l'ambition naturaliste bien mieux que les natura- listes qu'il avait relativement peu pratiqués, leur préfé- rant Paul Féval.

Chatou permit à Guillaume de connaître de bonne heure André Derain et Vlaminck, lesquels furent un temps les cadres et les troupes de Y Ecole de Chatou. D'une suite de propos nocturnes naquit en Guillaume Apolli- naire l'ambition de se dévouer à la défense de la pein- ture moderne. Jusqu'alors, il n'avait rien donné dans ce genre qu'une 13'rique et très lucide étude sur Picasso, illustrée de reproductions de V Epoque bleue et de l'époque des Saltimbanques, que publia La Plume. Cette étude n'a pas été recueillie dans Les Peintres Cubistes. Quand, en 19 10, je passai au Paris-Journal de Gérault-Richard, Apollinaire me remplaça à V Intransigeant. Il y fit mer- veille. Les poètes longtemps écartés de la presse prirent avec lui une fière revanche et tous les peintres nommés au long de ses Salons et, plus tard, dans sa Vie anecdo-

��l'homéopathe bien pensant s'étant inquiétée de ces poètes, voire du fameux « Conspirateur albanais » lui demandant « l'étage de la Revue Immoral is te », on consentit ce sacrifice à notre hôte.

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