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6S6 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

C'est des fleurettes, des étincelles d'un âge dont rien ne reviendra plus, et tout ce qui était possible en ce temps-là valait souvent mieux que l'horrible raison de cet âge de fer qu'on nous a fait.

Mais beaucoup de ce qui était alors possible, c'est toi, Guillaume, qui la rendu possible, par ta force douce, par je ne sais quelle grâce si sage, par ton génie.

J'en veux tenter la preuve.

��-*

  • *

��Je souhaile dans ma maison

Une femme ayant sa raison.

Un chat passant parmi les livres.

Des amis en toute saison

Sans lesquels je ne peux pas vivre '

Las d'habiter le Vésinet, de manquer tant de trains, ce qui lobligeait à fréquenter les bars anglais de des Esseintes, rue d'Amsterdam, Guillaume Apollinaire s'installa rue Léonie, devenue rue Henner. Je ne revois pas le chat, mais il y eut dans la maison un doux bruit de robe, de mâles voix amies firent trembler les glaces et chaque jour les livres s'ajoutaient aux livres.

Le temps des essais était passé. Le Festin d'Esope, dont l'histoire seule exigerait beaucoup de place, n'occupait plus notre mémoire et l'on oubliait même la Revue Immoraliste (deux numéros -) qui avait associé Guil-

��1 . Le Bestiaire ou Cortège d'Orplièe (Le Cliat).

2. Même, le second numéro de la Revue Ivnuoraliste devint l'uni- que numéro des Lellres Moilenies ; la concierge de notre ami

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