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��L'ENSEIGNEMENT DE CÉZANNE

��« Si j'étais peintre de paysages, je vou- drais m'épuiser en efforts sublimes pour vous contraindre d'en adorer un seul : coin d'ombre ou de lumière, de ciel et d'eau ou de verdure, et qui serait tout l'univers. » André Salmon, La Négresse du Sacn'-Cœiir.

��Il y a des génies dont la destinée est d'être compris à rebours, prisés pour les raisons qu'ils eussent pu avoir de se mépriser. C'est le cas — entre cent — de David, d'Ingres et de Cézanne, J'entends de toutes parts louer Cézanne de son réalisme solide, de son sens du volume, de la pesanteur et de la profondeur de ses tableaux avec les mêmes mots dont on peut se servir pour vanter Courbet, dont il est l'adversaire autant que l'admirateur. Je vois chaque jour, exposés à ces vitrines qui sollicitent l'amateur raisonnable, des natures mortes et des paysages dont la facture hachée, à prétention cézannienne, ne recouvre cependant que des formes sans éloquence, impuissantes à s'évader de la plus plate Httéralité. Grâce au maître d'Aix la médiocrité et la bassesse, au lieu d'emprunter à la photo-peinture des Artistes français

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