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LES PINCENGRAIN S^^

Quand Eliane eut dit adieu à tout le monde qui l'ac- compagnait, à sa mère et à Godeau, — la porte du cou- vent se referma sur elle. Elle la fit rouvrir.

Elle courait derrière Véronique. Elle lui remit son parapluie et les gants qu'elle portait.

— « Tu les utiliseras », dit-elle.

Cette démarche fait énigme.

Eliane, dans le jardin de la communauté rencontra la Mère Prieure, qui lui dit : « Comme vous frappiez à la porte du noviciat, un homme mort qu'on nous appor- tait entrait par la porte de l'hôpital. C'est la bienvenue que Dieu vous souhaite. Venez laver le corps de l'inconnu. »

Eliane crut ensevelir le corps de Godeau.

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��Une vieille dame riche, malade et sourde eut besoin d'une garde. Véronique s'offrit à la soigner. Elle s'y rendait pour « passer la nuit » en robe de tulle noir, ses cheveux bruns lissés sur ses tempes étroites, un œil- let rouge sanglant près du cœur.

Godeau devait venir la rejoindre un de ces soirs dans l'antichambre de la vieille femme qui se mourait. Un fauteuil de paille et une chaise faisaient tout l'ameu- blement de cette pièce aux murs nus et blancs, très hauts.

Véronique s'assit dans le fauteuil, ses pieds en croix, ses mains en croix.

Godeau imaginait le ventre de Véronique, — gros comme un œuf d'autruche.

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