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LES PINCENGRAIN 577

cette couronne était la plus belle. Prisca en conçut de l'impatience. Au repas des funérailles, Godeau prononça, l'éloge de Godichon.

Mesdames Pincengrain qui comptaient sur le traite- ment de Godichon pour vivre, parlèrent, comme elles savaient, du désintéressement devant sa mère. Leur ton absolu devenait irrésistible, donnait la fièvre et le goût. de les imiter jusqu'à l'hallucination. Madame Godichon crut faire un beau geste, en leur abandonnant tout ce que lui laissait son fils. Elle invita son fils cadet à se conduire comme elle. Avant tout, les Pincengrain se souciaient de n'être les obligées de personne. Elles ne se souvinrent plus le lendemain que de la malpropreté de la Godichon et de trois anecdotes, qui la convainquaient^ elle et son fils, d'indélicatesse.

Madame Pincengrain, avec l'argent de la Godichon, fit faire un grand portrait de Godichon en pied et dit que sa mère le pleurait moins- qu'elle.

��II

��Un jour, Eliane vint vers sa mère et lui dit : « Je veux être religieuse. »

Sa mère pensa : « En voici une qui ne mourra pas de faim. »

Elle lui répondit : « Choisis plutôt un ordre cloî- tré. On ne voit pas clair avec ces cornettes. Je ne serais pas tranquille. Tu te ferais écraser par une auto. »

Eliane, la nuit prochaine, dit à sa sœur Véronique^ dans leur lit :

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