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LES PINCENGRAIN 5 55

dera qui a fait la dernière toilette de sa mère, la voi- sine tout naturellement lui répondra : — « C'est la Gerboise. »

��DEUXIEME PARTIE

LE MARIAGE DE GODICHON

I

Véronique et Eliane reviennent de leur Paroisse. Les Vêpres sont dites. Elles trouvent leur mère assise sur une chaise de paille au milieu de leur unique chambre, entre les deux lits, ses mains sur ses genoux. Elles prennent une chaise de paille et s'asseoient de chaque côté de leur mère, assez loin d'elle. Véronique fait un travail de broderie très blanche pour Eliane. Eliane tri- cote des bas noirs pour Véronique.

Elles disent un mot toutes les demi-heures, toujours le même :

« Prisca va rentrer. »

Madame Pincen^rain se tait.

Leur caur ne peut contenir une forte émotion de joie, qui vient d€ cette intimité si heureuse^ inespérée et précaire. Trois larmes brûlantes disent un instant le mys- tère de leur union.

Mesdames Pincengrain se sont réunies à Paris. Madame Pincengrain ne travaille plus. Ses filles tra- vaillent.. Elles partent le matin, rentrent le soir, vont à la Grand'Messe et aux Vêpres le dimanche, trouvent

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