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550 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

de roi... Il me manquait, pour être grand, de connaître les voluptés qu'elle imagine. La Mairie de mon village ne me suffit déjà plus, — que je n'ai pas encore. »

��XIV

��Avant que revienne Monsieur Pincengrain, la Gerboise essoufflée arrive. Elle appelle :

— « Monsieur, Monsieur Marins, Marins... » Madame Pincengrain continue de bercer petite Véro- nique comme si Pincengrain était toujours là devant elles deux. Elle ne se détourne pas.

La Gerboise lui demande ce qu'a Véronique pour être si blême, et sans attendre une réponse lui parle des élections.

Pincengrain rentre. Il dit, après un silence impres- sionnant :

— « Je suis maire. »

A ce moment, du fond de la cour monte, — telle une ser\'ante chargée de tout le linge sale de la maison — Madame Pincengrain vers la Gerboise qui ne fait pas un pas pour la servir.

La Gerboise lui dit :

— « Il foudra vous chercher une laveuse. Je ne lave- rai plus pour le monde. »

Pincengrain se trouble un peu. Madame Pincengrain répond :

— « Comme vous voudrez. Gerboise », tandis qu'elle va bercer encore sa petite \'éronique avec le même calme imperturbable. Et elle ne regarde personne.

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