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544 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

« Voici venir Monsieur Pincengrain le pâle dans sa redingote noire, dit celle-ci.

— Comme il est bien! dit celle-là.

— Un peu guindé, reprend l'une.

— Mais si soigné, répond l'autre.

— Et triste ?

— On ne sait pas », aime à supposer la Gerboise. Elle l'appelle du doigt, quand il les salue. Elle Ta con- duit dans sa maison.

— « Je voudrais vous parler de ma ten-e qui est à vendre. »

Quand elle a refermé la porte sur eux, une main de laveuse s'accroche à la redingote magistrale et cherche le corps de Pincengrain.

Ils sont sur le lit.

��VII

��— « Marius ! » appelle Madame Pincengrain.

Les enfants rentrent de classe et la délivrent. Survient Monsieur Pincengrain (Monsieur Pincengrain s'appelle Marius). Elle raconte :

« J'allais dans la buanderie. Quelqu'un marchait derrière moi. Je n'y avais pas mis le pied qu'on m'y enfer- mait à double tour et voilà deux heures que j'y suis. »

Elle regarde autour d'elle et toute en larmes :

— « Mes oiseaux ! On a donné la volée à mes oiseaux. On a brisé les lis et les hortensias qui allaient fleurir sous la fenêtre de notre chambre. C'est tout ce que j'avais emporté de la maison et de la forêt de mon père.

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