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NOTES DE JULES LAFORGUE 5 3 y

NOVEMBRE

Jciliii 1". — Au cimetière d'Ivry — bières mal brû- lées — angoisse de mon argent — Lettre à Pigeon — cafés — gens endimanchés — cabinet de lecture rue Vau- girard fermant à 5 h. — Pas de journaux du soir — crépuscule au Luxembourg — • Rieffel — Formosa et le Jh'l Aniiand.

Vendredi 2. — Angoisse de mon argent — la comé- die — chez Rieffel — le soir chez Henrv — Résina C.

Samedi j. — Le matin — averse — boue et tramways — N° 17 — ^)<), B^ S'-Michel — ma malle — etc.... Réveillé dès 5 h. à 8. Rieffel — gare de l'Est — camions lents à indifférence journalière — averse — café au lait Paris — s;ueule de bois — vovage — ô mélancoliasse. — les 2 Avricourt — le train d'été à partir d'Aos à 11 h. Richard — les fenêtres Mindorff et Bachem éclairées seules — la sœur Placida circulant blanche arrangeant des coussins.

Dimanche 4. — Jour tiède de printemps — l'unique boudiné de Bade.

Lundi ). — Je passe le blaireau de l'euphuisme sur ma complainte. Oh ! cette cloche des après-midis de mai ! le Kurgarten fouetté d'averses par rafales — Et les belles feuilles mortes — Et les deux monts d'un vert noir pro- fond et vivace tacheté de rousseurs —

Mardi 6. — Quelle interruption !.... et quelle mélan- colie — Ma table — N" 19 villa Mesmer — la lampe — la cire de Gros qui me sourit — remis — viens de dîner dans la blanche Speise-Saal — Le jet d'eau en bas —

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