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52é LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

Jeudi 14. ■ — Le boulet de mon salon berlinois — l'horrible loque du catalogue — ma pipe cassée ou désagrégée par trop d'imbibition nicotinale — silence de Théo — Lettre de Chariot — (?).

Vendredi ij. — Terminé mon saloti, onze mons- trueuses pages et envoyé rue Favart -- L'Impé. l'attend de plus en plus. Quel fiasco si ça ne passait pas ! La 0<= Schiemelman maigre simple à la Bachem boitant avec une canne — bavarde ! un rire nerveux de femme qui a beaucoup sangloté. La Vitzthung toujours perche et muette comme le poisson de ce nom — et la Elsen (?) idiote, prenant son thé avec des mines imperceptibles — changement de Chambellan — reçu le 5" de la Légende des siècles — Un prodigieux monsieur, en vérité.

Samedi 16. — Les cloches chevrotantes de Coblentz.

Dimanche ly. — Soleil — paisibilité — Le Rhin là- bas sous le pont, un gamin endimanché fait des rico- chets en lançant à l'écho des tyroliennes monotones.

Lundi j8. — Point de côté — pris froid — souve- nirs. Il doit être moins difficile de mourir que je ne me l'étais figuré — Le soir pleine lune sur le Rhin.

Mardi i^. — Matinée de soleil sur le Rhin — on entend le bruit de la tondeuse sur les petites pelouses du jardin où les gens (fées? ') jouent au lawn-tennis.

Mercredi 20 ^. Cercle — aux Anlagen — crème — poudre oriza de Moltke — refais ma pièce — Rêve d'aller à Dusseldorf — Pas de lettre — le 8 Antoine de

1. Mot douteux.

2. Sous le mot mercredi, un croquis à la plume : h tète de de Moltke.

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