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NOTES

��LA JEUNESSE DE STENDHAL, par Paul Arhekt (Champion).

Je m'étonne qu'on ne nous ait pas encore donné, sous ce titre : « Un contemporain de Stendhal », une vie de Napo- léon. Cela viendra, sans doute. Au reste nous avons de quoi tromper notre attente : voici un livre sur Stendhal, oii il n'est parlé que de Stendhal.

J'ai ouvert ce gros livre avec inquiétude ; je ne l'ai pas terminé sans regret. Ces éoo pages se lisent sans ennui, et nous font désirer la suite. Le sujet exige un tel effort, le mérite de l'auteur le justifie. M. Arbelet a entrepris de com- prendre et d'expliquer Beyle ; sa réussite n'est pas mince. Elle n'est pas mince, mais elle est incomplète ; il fallait s'y attendre. Comme il y a autant de façons d'expliquer un caractère, et de le juger, qu'il y a d'hommes à l'étudier, on ne peut pas dire que l'ouvrage de M. Arbelet soit défi- nitif, ni surtout qu'il soit convaincant. Mais il y a toujours plaisir à connaître et à discuter l'opinion d'un homme instruit de son sujet, intelligent et fin, et qui écrit agréablement. D'ailleurs il est bien remarquable que M. Arbelet, dans une si longue étude, ne se livre à aucune digression : c'est tou- jours Bcyle qui est en scène ; tout se ramène à lui ; il n'est pas un prétexte vague à des vues générales sur la littérature, la société ou la morale, que développent volontiers, autour

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