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BEAUTÉ, MON BEAU SOUCI - 279

Elle le regarda, béante. C'était //// /

Mais elle n'eut pas le temps de se livrer à sa surprise: il apparut que M. Harding était le plus gai et le plus jovial des hommes. Il parlait constamment, riait, faisait des plaisanteries. Il aida les dames, à préparer la table pour le. thé. Puis il alla au piano, l'oiivrit et se mit à chanter tour à tour en anglais et en français, avec toutes sortesd'intonations comiques. Et quand enfin Qucenie, assise enfiice de lui à' table, osa le regarder, elle fut étonnée de ne plus trouver dans ses yeux cette expres- sion étrange qui l'avait tant effrayée. Il fallait vraiment que son imagination lui eût joué un tour. M. Harding avair le regard extraordinairemcnt vif, sans doute, mais plutôt sympathique, ce qu'on appelait alors « l'œil joyeux ».

— Oui, ma chère Madame Longhurst », dit-il en se tournant vers la tante de Quecnie, « oui : il suflit de vouloir les choses avec intensité, et alors on découvre tout, et, comme dit le proverbe chinois : « Avec le céré- monial et la musique tout est possible dans l'Empire ». Oh, avez-voufi parlé à votre nièce de l'héritage qu'elle a fait en son absence ? La voici dotée. Aussi ai-je bien envie de faire ma, demande tout de suite... Madame Long- hurst, si je disais à votre charmante nièce : lleginald Karding, rentier, 32 ans, vous demande si vous voulez être sa femme, que pensez-vous qu'elle répondrait ?

— Vous savez, Qucenie : il parle sérieusement. C'est sa manière à lui ; mais ce qu'il vient dire, il me l'a répété cenr fois.

— Que croyez-vous qu'elle dirait à cela, Madame Longhurst .? Mais peut-être demanderait- elle quelques

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