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POUR DADA 213

dire, du « progrès ». L'idée de la jambe lumiaine, per- due dans la roue, ne s'est retrouvée que par hasard dans la bielle de locomotive. De même en poésie commence à réapparaître le ton biblique. Je serais tenté d'expliquer ce dernier phénomène par la moindre ou la non-inter- vention, dans les nouveaux procédés d'écriture, de la personnalité du choix.

Ce qui, dans l'opinion, risque de nuire le plus effica- cement à Dada, c'est l'interprétation qu'en donnent deux ou trois faux-savants. Jusqu'ici on a surtout voulu y voir l'application d'un système qui jouit d'une grande vogue en psychiatrie, la « psycho-analyse » de Freud, application prévue du reste par cet auteur. Un esprit très confus et particulièrement malveillant, M. H. R. Le- normand, a même paru supposer que nous bénéfi- cierions du traitement psycho-analytique, si l'on pouvait nous y soumettre. Il va sans dire que l'analogie des œuvres cubistes ou dadaïstes et des élucubrations de fous est toute superficielle, mais il n'est pas encore admis que la prétendue « absence de logique » nous dispense d'admettre un choix singulier, qu'un langage « clair » a l'inconvénient d'être elliptique, enfin que les œuvres dont il s'agit pourront seules faire apparaître les moyens de leurs auteurs, par suite donner à la critique une raison d'être qui lui a toujours manqué.

Au lycée des pensées infimes Du monde Je plus beau Architectures hyménoptères J'écrirais des livres d'une tendresse folle Si tu étais encore

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