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SAINT LOUIS, ROI DE FRANCE 167

Ce coup que tu m'as porté, ah, ce fut assez pour moi !

Ces yeux dont tu m'as regardé une seconde, je ne les veiTai plus en ce monde une autre fois 1

Ah, c'est toi-même une seconde, elk suffit, avec ce tressaillement, que j'ai touchée sans intermédiaire !

Crois-tu que désormais où je suis, il y ait un moyen que tu me sois étrangère ?

O mon royaume ! ces fleurs et ces fruits dans le temps que tu me donnais, crois-tu donc que j'en aie toujours besoin ?

Pour que tu sois à jamais mon royaume, faudra-t-i»l que ce soit toujours le printemps sur ta face et la

��matin ?

��O ma patrie sans parole entre mes bras, si vous vous dérobiez un moment, serai-je assez sourd jamais pour que vous vous soyez tue ?

Loin de toi, ô mon bien, cet exil, suffit-il pour que tu n'existes plus ?

S'il était si simple que de t'échapper, serait-ce la peine d'être femme ?

Est-ce mon corps seulement que tu veux, ou plutôt n'est-ce pas mon âme ?

Et ne dis-tu pas que ton droit dans mon cœur au- delà des choses sensibles

Est ce lieu où le temps ne sert pas et où la séparation est impossible ?

Ce qui n'était que l'appétit naïf est devenu mainte- nant l'étude, et le choix libre, et l'honneur, et le ser- ment, et la volonté raisonnable.

Ce baiser pendant que l'esprit dort, à sa place* voici le lonsr désir insatiable

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