Page:NRF 11.djvu/981

Cette page n’a pas encore été corrigée


iLÉGiEs 975

Soit qu^elle descende les rivières LumineuseSy soit quaux doux ruisseaux Elle jette courbés les roseaux Sous le poids de sa tristesse fière. Et seule en cette hâte la suit L'odeur des bois que le soir soulevé^ . Ou le vent qui d'une haleine brève Forte aux corps les frissons de la nuit. En vain pour la déesse fuyante Sous le feuillage on fait retentir Le bel éclat des fêtes dansantes : Elle passe au loin sans les ouïr ; Car ce quelle poursuit^ sa tristesse^ Lui tend infatigable ses bras. Et moi tout semblable à la déesse^ Cest ma douleur secrète sans cesse Qui commande et détourne mes pas. Et je cours dans cette obscure vie En vain^ pour dans le sol retrouver Ta forme a mes étreintes ravie^ Ton image que sut enlever Le dieu jaloux des chairs enfouies.

��* *

��// en est qui disent sombres Les instants déjà vécus^ Comme si la mort et V ombre Prenaient ce quils ne sont plus.

�� �