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80 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

chacun sur un bloc de bois, pour les faire tenir debout, et les disposer en groupes variés. Il défen- dait rigoureusement que Ton touchât à la table oii ces poupées étaient posées. ^

Ou bien encore, il préparait des tours de magie. Sa sœur raconte : " On lui permit, plusieurs dimanches, de donner le soir une séance de magie dans une des chambres de la maison, et tous les voisins furent invités à y assister. Je le vois encore distinctement debout dans sa veste courte, derrière une grande caisse enveloppée et décorée pour la circonstance, et alors, il exécutait des tours qui, aux yeux des spectateurs étonnés, paraissaient de la sorcellerie. Personne ne savait, bien entendu, que dans la caisse était assis le frère cadet de Henrik, lequel s'était fait, d'avance, bien payer. Sinon, il avait menacé de faire du scandale, et comme c'était là, pour Henrik, ce qui pouvait arriver de plus effroyable, il promettait toujours de faire ce que son frère exigeait. "

L'unique amusement de plein air dont il se souciât était de bâtir, et il lui arrivait d'y mettre une ardeur extrême. " Je me rappelle, entre autres, écrit la sœur, une forteresse, véritable œuvre d'art, me semblait-il alors ; elle avait exigé un très long travail de lui et d'un frère plus jeune. Mais la fortification ne devait pas durer ; lorsqu'elle fut achevée, il lui donna Fassaut et la détruisit de » IbU.

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