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LES CAVES DU VATICAN 57

porta alors ses yeux sur le tiroir où Julius avait, sans s'en douter, fait sauter un imperceptible sceau de cire molle, puis tournant violemment la clef dans la serrure et la mettant ensuite dans sa poche : — personne qui ait le droit d*en parler, reprit-il en regardant Julius rougir. — D*autre part (il parlait très lentement, comme bêtement, sans intonation aucune) je ne discerne pas encore nette- ment les raisons que peut avoir Monsieur... (il regarda la carte) que peut avoir de s'intéresser particulièrement k moi le comte Julius de Baraglioul. Cependant (et sa voix soudain, à l'instar de celle de Julius, se fît onctueuse et flexible) votre proposition mérite d'être prise en consi- dération par quelqu'un qui a besoin d'argent, ainsi que vous y avez été sensible. (II se leva.) — Permettez-moi, Monsieur, de venir vous porter ma réponse demain matin.

L'invite à sortir était nette. Julius se sentait en trop mauvaise posture pour insister ; il prit son chapeau, hésita un instant :

— J'aurais voulu causer avec vous davantage, dit-il gauchement. Permette2s-moi d'espérer que demain... Je vous attendrai dès dix heures.

Lafcadio s'inclina.

Sitôt que Julius eut tourné le couloir, Lafcadio repoussa la porte et tira le verrou. Il courut au tiroir, sortit son cahier, l'ouvrit à la dernière page indiscrète et, juste au point où, depuis bien des mois, il l'avait laissé, il écrivit au crayon, d'une grande écriture cabrée, très différente de la première :

Pour avoir laissé Olibrius fourrer son sale nez dans ce carnet = i punta.

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