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584 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

tial et madame D[aru], pour le même objet. Cela fera vibrer toutes les cordes et leur fera dire : " Espagne ".

Je trouve dans le Tableau du Portugal^ ouvrage où il y six ou huit phrases charmantes, et de bon ton d'ailleurs en général, cette phrase (p. 207) : " De nos jours, le juif Antonio José a publié des comédies dans lesquelles on trouve un génie particulier et beaucoup de vis comica^ mais il manque de correction ". Voir cela.

[23 avril.]

Le 23 avril, M. de Bothmcr me répète qu'il n'y a pas une bonne tragédie ni une bonne comédie en langue allemande. Ce qui infirme un peu cette décision à mes yeux, c'est que je trouve du mérite dans les quatre pièces de Schiller qui sont traduites en français.

M. de Bothmer me dit, à la même occasion, qu'il y avait en hollandais une excellente tragédie, intitulée Gisbert van Amsteal^ par Van Vondel. " Mais un peu trop dans le genre de Shakespeare ", ajouta-t-il.

Architecte du roi qui arrive de Rome et qui a de l'esprit et du talent me dit qu'il y avait en allemand trois bonnes comédies, dont voici les titres... ^

[le'^mai.]

Le \^^ mai, je tombe par hasard dans une société, chez le grand juge, où tout le monde était invité, les Français excepté. Je fais de bonnes observations tout en jouant au pharaon. Madame de Marschall, quoique ayant une fille

^ Stendhal a négligé de donner les titres annoncés.

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