Page:NRF 11.djvu/561

Cette page n’a pas encore été corrigée


SÉJOUR DE STENDHAL A BRUNSWICK ^^^

Nous nous perdons ^, elle, Minette, M. de Heert et moi. Colère de madame de Griesheim, air contraint des susceptibles Lauingen, amphytrion ; son détestable dîner.

J'ai été (autant que ma taille me le permet) bel homme ce jour-là. Premier jour d'habit gris. J'ai cru remarquer un peu de trouble sur la figure de ^iXi-mn^iovy ^ le matin, à huit heures et demie, quand j'entrai chez Str[ombeck]. Elle est ici pour quatre jours. Journée très heureuse.

4 [juillet].

Chez madame de Lefzau. Ennui. Quelle mine faut-il faire en société, quand on est ennuyé ou malade ?

On a bien raison de dire : audaces fortuna juvat ; avec du respect, quels détours pour pincer les cuisses à made- moiselle d'Œhnhausen ! Par ennui, je l'ai fait hier avec succès. J'ai même touché l'endroit où l'ébène doit com- mencer à ombrager les lis. Mais je crains que madame de Str[ombeck], faisant fonctions de mère, ne s'en soit aperçue et fâchée.

Somme toute, comme dit Mirabeau, j'ai assez de Brunswick.

Dimanche, 5 [juillet].

Journée chaude. J'écris à la petite Italienne que je n'ai jamais vue. Je tire soixante-dix coups de pistolet à La Mâche.

Je reçois une lettre de Faure peignant bien ces moments

^ J'étais diablement et ridiculement romanesque, il y a dix- huit mois ! (Note de Stendhal, relisant son Journal à Paris, peu après son retour de Brunswick).

^ Ce nom grec désigne Philippine de Griesheim.

�� �