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NOTULES 533

Les lecteurs de la Nouvelle Revue Française apprécièrent le talent de M. Edmond Pilon lorsque la première partie de son volume leur fut donnée à lire. C*est la raison pour quoi nous n'en parlons pas davantage, respectant la règle que s'est imposée depuis sa fondation la Nouvelle Revue Française — qui juge malséant, ou pour le moins inutile, de louanger les pages mêmes qu'elle eut le plaisir d'offrir à ses lecteurs.

G. S.

��Figures et questions de ce temps, par Paul Fiat (Sansot).

M. Paul Fiat ouvre ce volume par un discours sur les qualités d'un bon directeur de revue française et particulière- ment de la Revue Bleue. Il y définit ainsi sa propre orientation littéraire : " Maintien scrupuleux des Traditions de la langue... Fermeté et indépendance de l'esprit critique dans ses rapports avec les œuvres de la Pensée, quel que soit leur domaine, et de quelque cerveau qu'elles émanent. C'est là l'Idéal d'une direction... "

Les articles qui suivent témoignent d'une sévère application de ces principes. Je n'en veux pour preuve que ce jugement : " Voyez ce qui est advenu pour le Salon d'Automne qui n'était " pas plus un scandale cette année que la précédente, puisqu'il " le fut dès l'origine. Il a fallu un brave homme de conseiller " municipal qui, je gage, n'a ni théories, ni doctrine esthétique

    • arrêtée, pour s'aviser, sous l'impulsion du seul bon sens,

" qu'une si générale méconnaissance de la couleur et de la ligne " ne saurait relever de l'art, et que ces ignares ne pouvaient à " aucun titre se recommander de Delacroix et de Carpeaux ; " il a fallu cette intervention pour remettre les choses au point, " et faire cesser ce scandale qui consistait à concéder un palais

    • de l'Etat à de tels barbouilleurs. Dans un an ces Messieurs

" devront chercher un autre abri, et quand ils n'auront plus " l'estampille officielle, ils retomberont à l'obscurité d'où ils

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