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NOTES 521

étonnant, sublime, surhumain, lorsqu'il vous le conta : ce n*est plus pour vous qu'un criminel ou une assez basse sorte d'idiot. On le pend, ou on le chasse **. A cette peinture, les Irlandais se reconnaissent et rient. Nous pourrions nous reconnaître à notre tour. Que voulez-vous, nous aussi, nous sommes des Celtes : je n'ai plus là-dessus, le moindre doute. "

H. G.

��AU THÉÂTRE DU VIEUX-COLOMBIER : VJvare de Molière ; V Echange de Paul Claudel ; le Testament du Père Leleu de Roger Martin du Gard, etc..

Le Théâtre du Vieux-Colombier poursuit simplement et sans bruit la constitution de son répertoire. La diversité des ouvrages qui composaient ses trois derniers spectacles a fini par convaincre les moins indulgents de la largeur de ses vues, de l'honnêteté de ses intentions, de la solidité de ses principes. S'étant acquis par Barberine un très vaste public, il n'a pas craint de lui faire violence en montant VEchange de Paul Claudel. Ayant tiré le parti que l'on sait du facile Amour Médecin de Molière, il n'a pas hésité à tenter la grosse partie et à représenter V Avare ; il s'attaquera un jour à Don Juan. Ayant subi a propos des Fils Louverné et d't/w Femme tuée par la dou- ceur, le reproche immérité de " rigorisme ", de " moralisme ", voire d' " abstraction " — il a bravé allègrement le reproche de " réalisme " et même de " naturalisme " avec une farce paysanne de Roger Martin du Gard : le Testament du Père Leleu. Il a, en outre, restitué le curieux vaudeville de caractères et de mœurs qu'est la 'Navette et la plus grosse guignolade de Molière : la Jalousie du Barbouillé... — C'est qu'au Vieux Colombier, on ne professe aucune théorie a prioriste ; on ne porte anathème contre aucun genre; on n'exclut en principe aucun effort pourvu qu'il tende au " drame " et qu'il soit loyal et sincère. On n'y

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