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LES CAVES DU VATICAN 44 1

— Rassurez- VOUS, dit candidement Fleurissoirc : per- sonne d'autre que moi, j*en suis sûr, ne reconnaîtrait qui vous êtes. — Puis l'observant bienveillamment, et la tête un peu inclinée : Evidemment je retrouve à travers votre déguisement, en y regardant bien, je ne sais quoi d'ecclésiastique, et sous la jovialité de votre ton l'angoisse qui tous deux nous tourmente ; mais quel empire il faut que vous ayez sur vous, pour en laisser si peu paraître ! Quant à moi, j'ai fort à faire encore, je le vois bien ; vos conseils...

— Quel curieux boutons de manchettes vous avez, interrompit ProtoS, amusé de reconnaître sur Fleurissoirc les boutons de Carola.

— C'est un cadeau, dit l'autre en rougissant.

Il faisait une chaleur torride. Protos regardant à la portière :

— Le Monte Cassino, dit-il. Vous distinguez là-haut le couvent célèbre ?

— Oui ; je l'aperçois, dit Fleurissoirc d'un air distrait.

— Vous n'êtes pas, je vois, très sensible aux paysages.

— Mais si, mais si, protesta Fleurissoirc, je suis sen- sible ! Mais à quoi voulez-vous que je prenne intérêt tant que durera mon inquiétude ? C'est comme à Rome avec les monuments ; je n'ai rien vu ; je n'ai pu chercher à rien voir.

— Comme je vous comprends ! dit Protos. Moi de même, je vous l'ai dit, depuis que je suis à Rome, j'ai passé tout mon temps entre le Vatican et le Château Saint-Ange.

— C'est dommage. Mais vous, vous connaissiez Rome <léjà.

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