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LES CAVES DU VATICAN 3OI

— Si je le connais ! Hélas ! mon bon Monsieur, c'est à lui que je dois... Mais peu importe. Vous pensiez l'aller voir ?

— Sans doute ; s'il le faut.

— C'est l'homme le meilleur... D'un geste brusque, il s'essuya le coin de l'œil. — Naturellement vous savez

Kl l'aller trouver ? — N'importe qui pourra me renseigner, je suppose. Naples chacun le connaît. — Certes ! Mais vous n'avez pas l'intention, il va sans re, de mettre tout Naples au courant de votre visite ? Il ne se peut faire du reste, que l'on vous ait instruit de sa participation dans... ce que nous savons, et peut-être confié pour lui quelque message, sans vous avoir enseigné du même coup la manière de l'aborder.

— Excusez-moi, dit craintivement Fleurissoire, à qui Arnica n'avait transmis aucune indication de ce genre.

— Quoi ! votre intention pouvait-elle être de l'aller trouver tout de gô ? même à l'archevêché peut-être ! l'abbé se mit à rire — et de vous ouvrir à lui sans détour 1

— Je vous avoue que...

— Mais savez-vous bien. Monsieur, reprit l'autre d'un ton sévère, savez-vous bien que vous risquiez de le faire emprisonner à son tour.

Il marquait une contrariété si vive que Fleurissoire n'osait parler.

■— Une cause si rare confiée à de tels imprudents ! murmurait Protos, qui sortit de sa poche l'extrémité d'un rosaire, puis le rentra, puis se signa fébrilement ; puis, se retournant vers son compagnon :

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