Page:NRF 11.djvu/246

Cette page n’a pas encore été corrigée


240

��LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

��LIVRE TROISIÈME AMÉDÉE FLEURISSOIRE

Pierre de Craon, — Mais de quel roi parlez-vous, et de quel pape ? Car il y en a deux et l'on ne sait quel est le bon.

Paul Claudel. V Annonce faite à Marie.

��I

��La comtesse Guy de Saint-Prix, sœur puinée de JuHus, que la mort du comte Juste-Agénor avait brusquement appelée à Paris, n'était pas depuis longtemps de retour dans le coquet château de Pezac, à quatre kilomètres de Pau, que depuis son veuvage elle ne quittait guère, et moins encore depuis le mariage et l'établissement de ses enfants — lorsqu'elle y reçut une visite singulière.

Elle rentrait d'une de ces matinales promenades qu'elle avait accoutumé de faire dans un léger dogcart conduit par elle-même ; on vint l'avertir qu'un capucin l'attendait depuis une heure dans le salon. L'inconnu se recommandait du cardinal André, ainsi que l'attestait la carte de celui-ci qu'on remit à la comtesse ; la carte était sous enveloppe ; on y lisait, au dessous du nom du cardinal, de sa fine et presque féminine écriture, ces mots :

Recommande à la toute spéciale attention de la comtesse de } Saint-Prix^ F abbé "J. P. SaltiSy chanoine de Virmontal.

�� �