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PoiMES

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��J"* entrais dans ce temps m les souvenirs Commencent soudain

De meurtrir un peu le cœur qui les aime Et qui Us contemple et qui Us étreint Et craint de Us perdre,

J^ avais pu jusque là regarder au plus loin D'un passé Uger et tout en lumih-e : Il était comme une alUe de jardin^ Celle du milieu^ qui est droite et nette ; Quand on est au bout et qu*on se retoumty Dans ses buis tailUs on la revoit toute.

��Mais ce premier âge était révolu ; De l'ombre déjà gagnait mon enfance^ Allait-il maintenant falloir ni en aller Vite^ U cou tendu vers Vinconnu^ ^ans me retourner?

C'est pourquoi ce soir-lày caché dans P herbe J'écoutais en moi des voix anciennes Tandis que régnait U chant des crctpauds Qui se déployaity en ondes pures Loiny Jusqu'aux confins de la clarté.

��C'est pourquoi sortirent de ma mémoire Et vinrent se bUttir à mes cotés Les adolescents que Je venais d'être Et tous Us enfants que j'avais été.

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