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calomnie réactionnaire des classes dirigeantes anglaises de la fin du xviiie siècle aux mensonges répandus par Le Temps et ses acolytes sur la Russie Soviétiste pendant ces dernières années. Je n’ai malheureusement pas encore trouvé le temps de faire ce travail. Mais je suis sûr d’avance que le parallélisme aurait été frappant. Les radicaux anglais contemporains de Robespierre ont, sans nul doute, cherché des analogies, alors parfaitement justifiées, avec la Révolution anglaise du xviie siècle, ce qui devait inévitablement provoquer les protestations indignées des pieux historiens réactionnaires. La Révolution anglaise — durent-ils dire — malgré tous ses « excès », fut quand même un grand événement, tandis que la Terreur française n’est que la révolte d’une populace ignorante et sanguinaire. En somme, la réaction, même armée des plus mauvaises intentions du monde, n’est pas inventive. La calomnie officieuse française contre la Révolution Soviétiste n’est, entre autres-, qu’un larcin littéraire, un misérable plagiat des journaliers de plume de Pitt.

Il faut voir la joie mauvaise avec laquelle les Merrheim et leurs patrons parlent de nos difficultés économiques. Maintenant ils exultent de proclamer à tout l’univers que nous sommes revenus au capitalisme. Liesse prématurée ! La République Soviétiste a socialisé les banques, les entreprises industrielles et la terre. Pour rendre tous ces biens à leurs propriétaires, il faut renverser la Révolution et l’écraser. Nous en sommes plus loin que jamais. Vous pouvez l’affirmer en toute certitude au prolétariat français.

Ce qui est juste, c’est que nous avons changé notre méthode de construction. Tout en conservant les entreprises entre les mains de l’État Ouvrier, nous employons, pour estimer si elles sont avanta-