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XI.


On était arrivé à l’entrée du joli village d’Altwies. M. l’abbé Fleury s’empressa de souhaiter bien du plaisir à ses amis, et reprit le chemin de Mondorf, où il se savait attendu.

— Et surtout, disait Marcelle en lui envoyant de loin un dernier salut, n’oubliez pas votre promesse, M. l’abbé. Vous savez, ma belle image !…

En traversant le village, M. Pauley faisait remarquer à son ami la propreté des abords de la route, le seuil des maisons débarrassé des ordures qu’il semblait autrefois impossible de n’y pas laisser traîner, les façades badigeonnées à neuf, les fosses à fumier masquées par des plants de dahlias ou de pivoines touffues.

— Sous ce rapport, dit-il, le village n’est vraiment plus reconnaissable. Je n’aurais jamais osé croire que nous pourrions tant obtenir de la complaisance de nos campagnards, qui ont tous excellent cœur, mais qui s’obstinent d’habitude avec un rare entêtement dans les habitudes imposées par la routine.

Or, un jour, un ami me proposa l’idée de créer, dans quelques villages où le voisinage de Mondorf devait nécessairement attirer les baigneurs, des sortes