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de lichtfield.

courir pour le moment, et ressortit pour parler à Varner, valet de chambre de Lindorf. Son projet étoit de faire courir sans délai après lui, et de tâcher de l’engager à revenir ; mais il sut bientôt que c’étoit impossible.

Lindorf, après s’être convaincu qu’il avoit pris une fausse alarme, et que l’état où il avoit vu Caroline n’étoit qu’un profond évanouissement dont elle commençoit à revenir, ne s’étoit donné que le temps de faire seller un cheval anglois, coureur excellent, d’écrire pendant ce temps-là la lettre qu’on vient de lire, et de partir au grand galop.

Il avoit seulement dit à Varner d’arranger tout pour le joindre avec ses équipages dans le lieu qu’il lui marqueroit. Et après lui avoir recommandé les soins les plus soutenus pour la compagnie qu’il laissoit au château, il étoit disparu, défendant qu’on le suivît…

Lorsque le comte sut qu’il n’y avoit aucun espoir de le ramener ce jour-là,