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de lichtfield.

me rends justice, et je me soumets à mon sort. Il n’a rien de fâcheux, pendant que je puis habiter dans le sein de l’amitié, et dans le séjour paisible où j’ai passé toute ma vie. Ces plaisirs dont vous me parlez sont effacés de mon souvenir, ou du moins ils y ont laissé une trace si légère, que je ne puis ni les regretter ni les désirer. Ah ! je ne regrette rien, que de n’avoir pu faire le bonheur du meilleur des hommes, et mon seul désir est d’apprendre dans ma retraite qu’il est heureux comme il mérite de l’être. Ma résolution doit y contribuer. J’y saurai persister, je vous le jure. La solitude n’a rien du tout qui m’effraie. Au contraire, je borne tous mes vœux à y passer ma vie entière ; et s’il est vrai que vous vouliez mon bonheur, vous ne vous y opposerez point. Le comte de Walstein à Berlin, Caroline à Rindaw, seront tous les deux placés comme ils doivent l’être.