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Page:Montesquieu - Œuvres complètes, éd. Laboulaye, t5.djvu/62

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CHAPITRE XX.


DES USURES MARITIMES [1].


La grandeur de l’usure maritime est fondée sur deux choses : le péril de la mer, qui fait qu’on ne s’expose à prêter son argent que pour en avoir beaucoup davantage ; et la facilité que le commerce donne à l’emprunteur de faire promptement de grandes affaires, et en grand nombre ; au lieu que les usures de terre, n’étant fondées sur une aucune de ces deux raisons, sont, ou proscrites par les législateurs, ou, ce qui est plus sensé, réduites à de justes bornes [2].

  1. V. la Défense de l'Esprit des Lois, seconde partie, article Usure.
  2. Turgot a démontré tout ce qu'il y a de chimérique et de dangereux dans cette prétention du législateur de fixer le taux de l’intérêt.
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