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Page:Montesquieu - Œuvres complètes, éd. Laboulaye, t5.djvu/326

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CHAPITRE XXIII.


DE LA JURISPRUDENCE DU COMBAT JUDICIAIRE.


On aura peut-être de la curiosité à voir cet usage monstrueux du combat judiciaire réduit en principes, et à trouver le corps d’une jurisprudence si singulière. Les hommes, dans le fond raisonnables, mettent sous des règles leurs préjugés mêmes. Rien n’étoit plus contraire ai bon sens que le combat judiciaire ; mais ce point une fois posé, l’exécution s’en fit avec une certaine prudence.

Pour se mettre bien au fait de la jurisprudence de ces temps-là, il faut lire avec attention les règlements de saint Louis, qui fit de si grands changements dans l'ordre judiciaire. Défontaines étoit contemporain de ce prince ; Beaumanoir écrivoit après lui [1]; les autres ont vécu depuis lui. Il faut donc chercher l’ancienne pratique dans les corrections qu’on en a faites.

  1. En l'an 1283. (M.)
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