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Page:Montesquieu - Œuvres complètes, éd. Laboulaye, t5.djvu/132

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DE L’ESPRIT DES LOIS.


soit que je parle de celle qui a sa racine dans le ciel, ou bien de celles qui ont la leur sur la terre.

Comme dans cet ouvrage je ne suis point théologien, mais écrivain politique, il pourroit y avoir des choses qui ne seroient entièrement vraies que dans une façon de penser humaine, n’ayant point été considérées dans le rapport avec des vérités plus sublimes.

A l’égard de la vraie religion [1], il ne faudra que très-peu d’équité pour voir que je n’ai jamais prétendu faire céder ses intérêts [2] aux intérêts politiques, mais les unir : or, pour les unir, il faut les connoître.

La religion chrétienne, qui ordonne aux hommes de s’aimer, veut sans doute que chaque peuple ait les meilleures lois politiques et les meilleures lois civiles, parce quelles sont, après elle, le plus grand bien que les hommes puissent donner et recevoir.

  1. A l’égard de la vraie religion, n'est pas dans A. B.
  2. A. B. Les intérêts de la religion.
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