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Page:Monod - Renan, Taine, Michelet, 1894.djvu/59

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VI


Il a laissé un souvenir ineffaçable à ceux qui l’ont connu. Il n’avait rien dans son apparence extérieure qui, au premier abord, parût de nature à charmer. De petite taille, avec une tête énorme enfoncée dans de larges épaules, affligé de bonne heure d’un embonpoint excessif qui alourdissait sa marche et a été la cause de la maladie qui l’a emporté, il paraissait laid à ceux qui ne le voyaient qu’en passant. Mais il suffisait de causer un instant avec lui pour que cette impression s’effaçât. On était frappé de la puissance et de la largeur de son front ; ses yeux pétillaient de vie et d’esprit et