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Page:Monod - Renan, Taine, Michelet, 1894.djvu/27

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j’éprouve quelque hésitation à parler de lui et que je ne puisse avoir la prétention de juger ni sa personne ni son œuvre. Je ne me sens pour cela ni une compétence suffisante, ni une indépendance assez complète d’esprit et de cœur vis-à-vis d’un homme que j’aimais autant que je l’admirais. Mais, ayant eu le privilège de le voir de près, appartenant à la génération qui a suivi la sienne et qui a été nourrie de ses écrits et de son esprit, je puis essayer de rappeler ce qu’il a été et ce qu’il a fait, et de dégager la nature et les causes de l’influence qu’il a exercée en France pendant la seconde moitié de notre siècle.