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une énergique incarnation. Et il s’en va au moment où les bonnes méthodes, seules efficaces pour atteindre la vérité, faiblissent dans la conscience des jeunes générations, de sorte que sa mort semble marquer, au moins pour quelque temps, la fin d’une grande chose. Et, puis, qu’il s’en aille ainsi tout de suite après Renan, c’est vraiment trop de vide à la fois. Rien ne restera plus de la génération qui nous a formés ; ces deux grands esprits en étaient les représentants ; nous leur devions les enseignements qui nous avaient le plus touchés et les plus profondes joies de notre esprit ; nous venons de perdre nos pères intellectuels. »

Décembre 1893.