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Page:Millaud - Madame l'Archiduc.pdf/65

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FORTUNATO, cherchant à rappeler l’archiduc à la situation.

Monseigneur, pardonnez-moi, mais l’interrogatoire…


L’ARCHIDUC, absorbé.

Oui, il a bien plus d’interrogatoire. (Revenant à lui.) Houst, enlevez le conjuré !


TOUS.

Enlevez le conjuré !

Deux dragons s’emparent de Frangipano et le conduisent deuxième plan à gauche.


L’ARCHIDUC.

Pianodolce, continuez l’interrogatoire.


PIANODOLCE.

Oui, Altesse ! (A Bornardo.) Avancez, vous le premier…

Bonaventura et Busards s’avancent.


BONAVENTURA.

C’est moi le premier.


L’ARCHIDUC.

Ah ! c’est vous le premier ? (Aux dragons.) Enlevez le premier, et le second aussi !

Les dragons les emmènent deuxième plan à gauche.


TOUS.

Enlevez-les !


LES QUATRE CONSEILLERS.

Monseigneur, l’interrogatoire.


L’ARCHIDUC, ennuyé.

Oh ! ces voix dans mon dos ! houst ! Dragons, enlevez mes conseillers !

Les dragons les emmènent deuxième plan à droite. — Fortunato sort derrière eux.


L’ARCHIDUC, se levant. — Un domestique range le fauteuil à Giletti qui s’est assis sur le petit tabouret à la droite de Marietta.

Avancez, monsieur le comte. (Giletti s’avance.) Je vais reprendre moi-même la direction de l’interrogatoire. (L’archiduc en passant, regarde Giletti qui sourit.) A-t-il un sourire agaçant, cet animal-là ! (Il va s’asseoir sur le tabouret.) Elle est exquise, elle a un sourire angélique ! (Haut.) Il fait ici une