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Page:Millaud - Madame l'Archiduc.pdf/56

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TOUS.

Les dragons… filons !

Ils se sauvent par les portes où ils sont entrés, et laissent voir leurs têtes par les portes entrebaillées.


FRANGIPANO.

Coeur chevaleresque !


PONTEFIASCONE.

Noble cœur !


BONARDO.

Cœur magnanime !


BONAVENTURA.

Cœur héroïque !

Coup de canon. — Ils ferment les quatre portes ensemble.


Scène V

GILETTI, seul, puis MARIETTA, puis RICARDO.



GILETTI, seul.

L’archiduc, qu’est-c’ qu’ils ont donc ceux-là ?… (Regardant.) Où sont-ils ?

Coup de canon.


MARIETTA, entre éperdue.

Mon Dieu ! le canon, on assiége le château.


RICARDO, entrant par le fond.

Mais non, c’est l’archiduc Ernest ; il a toujours un canon sur lui, pour se tirer des salves sur la route. Il faut bien le recevoir, il doit être furieux. De la tenue, du sang- froid ; allons, monsieur le comte, madame la comtesse, tenez-vous par la main… et souriez. (Ils sourient bêtement.) Souriez mieux qu’ça. (Même jeu.) Là… c’est très-bien !


MARIETTA.

Mais qu’est-ce qu’il a avec son sourire, celui-là ?

Ils se mettent tous les trois à droite.